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Le cycle

Le cycle de la violence conjugale

Voici le cercle vicieux dans lequel se retrouvent les femmes et les enfants victimes de violence conjugale. Les multiples conséquences résultant de cette dynamique sont désastreuses autant pour les femmes que pour les enfants.

 

Voici comment se vit la violence conjugale.

Tension

Des excès colériques, des silences lourds, des intimidations, des regards menaçants.
Anxiété: je sens que ça risque d’aller mal, je me sens inquiète, je mets beaucoup d’énergie pour baisser la tension, j’ai peur : je paralyse, j’ai l’impression de marcher sur des œufs…
 

Agression

Verbale, psychologique, physique, sexuelle, économique. 
Colère et honte: je suis humiliée, je suis triste, j’ai un sentiment d’injustice…
 

Justification

Trouve des excuses, explique pourquoi il y a eu éclatement : les raisons sont à l’extérieur de lui.
Responsabilisation: Je vais croire et comprendre ses justifications, si je pouvais l’aider à changer, je vais m’ajuster à lui, je doute de mes perceptions (est-ce vraiment une agression?), je me sens responsable et ma colère disparait…
 

Réconcilliation

Tout pour se faire pardonner, demande de l’aide, parle de thérapie, de suicide…
Espoir: Je vois ses efforts de changements, je lui donne une chance, je l’aide, je retrouve celui que j’aime, je change mes attitudes.

Plus le cycle se répète et plus les périodes de réconciliation se font rares. La femme finit par ne plus voir «les petites violences quotidiennes» tellement son seuil de tolérance à la violence devient élevé. Même si elle réussit à s'adapter à la situation en modifiant ses comportements et ses attitudes, la violence continue. Avec le temps, elle finit par vivre une telle impuissance que sa sécurité et celle de ses enfants peut être compromise.

Prise au piège, il arrive parfois que la femme se défende pour se protéger elle et ses enfants. Injustement, elle aura tendance à se croire aussi violente que son conjoint et à justifier les comportements de ce dernier: «Je suis pas mieux que lui... moi aussi je l'ai poussé!». Conséquemment, la femme aura de la difficulté à demander de l'aide se croyant également responsable de la violence qu'elle subit. Si vous connaissez une femme dans cette situation, dites-lui que nous pouvons l'aider!